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Quand Trump dispose des fonds pétroliers du Vénézuéla...

Un rapport du journal britannique The Independent, publié ce vendredi 16 janvier 2026, révèle que l’administration du président américain, Donald Trump, a transféré les recettes issues des premières ventes de pétrole vénézuélien vers une banque au Qatar, au lieu de les déposer directement dans le trésor public vénézuélien.

Selon le rapport, la valeur de cette première opération s’élève à environ 500 millions de dollars, provenant de la vente de millions de barils de pétrole.

Le journal précise que les États-Unis ont justifié ce transfert, en invoquant la volonté de protéger ces fonds d’éventuelles saisies ou de litiges légaux pouvant être intentés par des créanciers internationaux du Venezuela et que maintenir les recettes sur un compte extérieur sous supervision américaine garantirait leur utilisation future dans «l’intérêt du peuple vénézuélien» et le soutien à la phase de transition.

Le Qatar offre un système bancaire sûr et neutre

L’enquête souligne que le choix du Qatar comme lieu de dépôt des fonds n’était pas un détail technique, mais une décision politique réfléchie. Le pays offre un environnement bancaire sûr, à l’écart des tribunaux américains et sous observation de Washington.

Le Qatar entretient des relations équilibrées avec les États-Unis et dispose d’un système bancaire considéré comme relativement sûr et neutre, permettant de gérer les transactions financières, loin des pressions judiciaires ou politiques directes.

Doutes sur la légalité du contrôle américain des fonds pétroliers vénézuéliens

À Washington, cette affaire suscite des inquiétudes dans les milieux politiques. Des législateurs se sont interrogés sur la base légale permettant à l’administration américaine de contrôler les revenus d’un État souverain, même en période de transition. Des critiques ont averti que ce précédent pourrait être utilisé à l’avenir pour justifier la prise de contrôle des ressources d’autres pays sous prétexte de «protection» ou de «gestion temporaire».

Plusieurs parlementaires ont, également, remis en question la légalité de la conservation par Washington des recettes pétrolières d’un pays étranger,  dans une banque hors des États-Unis, appelant à des clarifications sur les mécanismes de contrôle et de transparence, ainsi que sur l’autorité qui détient la décision finale concernant l’utilisation de ces fonds.

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